Chaque année, c’est le même petit choc. On passe la main dans ses cheveux, on regarde la brosse, la bonde de douche… et on trouve bien plus de cheveux tombés que d’habitude. En septembre, en octobre, on a l’impression d’en perdre partout. Rassurez-vous tout de suite : dans l’immense majorité des cas, il s’agit d’une chute saisonnière, un phénomène naturel, très courant et temporaire. On vous explique ce qui se passe, et surtout les bons gestes pour traverser cette période sereinement.
La chute saisonnière, c’est quoi exactement
Nos cheveux ne poussent pas tous en continu. Chaque cheveu suit un cycle : une longue phase de croissance, une courte phase de transition, puis une phase de repos au bout de laquelle il tombe pour laisser place à un nouveau. À tout moment, la grande majorité de nos cheveux est en croissance, une petite partie au repos. C’est normal et permanent : on perd en moyenne entre 50 et 100 cheveux par jour, sans même s’en rendre compte.
Les dermatologues appellent la chute saisonnière un « effluvium télogène » — un mot savant pour dire qu’un plus grand nombre de cheveux qu’à l’habitude entrent en phase de repos en même temps, puis tombent sur quelques semaines. À l’automne, cette perte peut sembler nettement plus visible que d’ordinaire. C’est impressionnant, mais ça ne dégarnit pas : les cheveux tombés sont remplacés.
Pourquoi ça arrive surtout en septembre-octobre
Le pic de la chute saisonnière se situe généralement entre septembre et novembre. Pourquoi cette période précise ? Plusieurs explications se combinent.
L’effet retardé de l’été. Pendant les mois ensoleillés, nos follicules sont stimulés. Les cheveux qui ont bénéficié de cette phase entrent en phase de repos deux à trois mois plus tard — donc à l’automne — puis tombent de façon plus synchronisée.
La baisse de la lumière. À l’automne, les journées raccourcissent. Cette diminution de luminosité modifie la production de certaines hormones qui participent au rythme des follicules, ce qui contribue à synchroniser la chute.
Les agressions de l’été qui se paient à retardement. Soleil, sel, chlore et chaleur ont fragilisé la fibre pendant les vacances. Ce cumul ne se voit pas tout de suite : il participe à l’aspect fatigué et à la casse observés à la rentrée.
Bonne nouvelle : cette chute est réversible et ne crée pas de zones dégarnies durables. Elle s’estompe d’elle-même, en général en quelques semaines.
Ce qui ne sert à rien (et ce qui peut aggraver)
Paniquer et se laver les cheveux moins souvent. Les cheveux qu’on voit dans la douche étaient de toute façon prêts à tomber : ne pas laver ne les « retient » pas, ça les accumule seulement. Un lavage doux régulier reste conseillé.
Tirer sur ses cheveux pour « vérifier ». On fragilise inutilement la fibre. On observe, on ne teste pas.
Multiplier les produits agressifs ou les colorations dans la foulée. Sur une chevelure déjà en pleine mue, mieux vaut lever le pied côté agressions.
Et surtout, méfiez-vous des promesses miracles. Aucun cosmétique ne « fait repousser » les cheveux ni ne « stoppe la chute » : ce sont des allégations que la loi réserve aux médicaments. Un bon soin capillaire agit sur l’aspect, la force et la beauté de la fibre — pas sur le cycle biologique du cheveu.
Les bons gestes pour traverser la chute saisonnière
1. On prend soin du cuir chevelu. Un shampoing doux, sans sulfate, à l’eau tiède, garde le cuir chevelu propre et apaisé sans le décaper. C’est le terrain d’où repartent les nouveaux cheveux : autant qu’il soit sain.
2. On masse doucement. Quelques minutes de massage du bout des doigts, deux à trois fois par semaine, détendent et stimulent la microcirculation à la racine. Un geste agréable et gratuit.
3. On nourrit les longueurs avec un masque à la kératine et un sérum à l’huile de figue de barbarie. Cela ne joue pas sur la chute, mais ça densifie l’aspect : des cheveux plus souples, plus brillants, moins cassants paraissent plus fournis.
4. On manie les coiffures avec douceur. On évite les attaches très serrées et les brossages brutaux, qui ajoutent de la casse à la chute naturelle.
5. On soigne l’assiette. Fer, protéines, vitamines : une alimentation variée soutient la vitalité des cheveux, qui se construisent aussi de l’intérieur.
Quand faut-il consulter ?
La chute saisonnière est bénigne et passagère. Mais elle ne doit pas servir à tout excuser. Il est recommandé de consulter un médecin ou un dermatologue si la perte se prolonge au-delà de trois mois, si vous voyez apparaître des zones clairsemées ou dégarnies, si la chute s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou de douleurs du cuir chevelu, ou si elle vous inquiète tout simplement. Un professionnel de santé pourra en chercher la cause (carence, déséquilibre hormonal, autre facteur) et vous orienter. Aucun cosmétique ne remplace cet avis.
Soutenir sa routine capillaire à l’automne
Pendant cette période un peu déstabilisante, le meilleur réflexe est de traiter ses cheveux avec douceur : nettoyer sans agresser, nourrir régulièrement, garder un cuir chevelu apaisé. C’est exactement ce que propose le Kit Soin Capillaire EVOLYAcare.
Un trio : le shampoing doux sans sulfate respecte le cuir chevelu ; le masque à la kératine comble la fibre en surface et lisse la cuticule ; le sérum à l’huile de figue de barbarie nourrit les longueurs et les pointes, ravive l’éclat et la brillance. Il ne prétend pas agir sur la chute — c’est le cycle naturel du cheveu — mais il aide à limiter la casse et à densifier l’aspect de la chevelure, pour des cheveux qui paraissent plus forts et plus vivants. Sans paraben, vegan.
FAQ — Chute de cheveux saisonnière
Combien de temps dure la chute saisonnière ?
En général quelques semaines, avec un pic entre septembre et novembre. Elle s’estompe d’elle-même. Si elle se prolonge au-delà de trois mois, il vaut mieux consulter.
Est-ce que je risque de devenir chauve ?
Non. La chute saisonnière est réversible et ne crée pas de zones dégarnies durables : les cheveux tombés sont remplacés. C’est impressionnant à voir, mais bénin.
Un shampoing ou un soin peut-il arrêter la chute saisonnière ?
Non. Aucun cosmétique ne stoppe la chute ni ne fait repousser les cheveux — ce sont le domaine du médicament et de l’avis médical. Un bon soin agit sur l’aspect, la force et la beauté de la fibre.
Faut-il prendre des compléments alimentaires ?
Une alimentation variée suffit souvent. Des compléments peuvent aider en cas de carence avérée, mais mieux vaut en parler à un professionnel de santé plutôt que de se lancer à l’aveugle.
Comment savoir si ma chute est normale ou pas ?
Une perte plus marquée mais diffuse, à l’automne, qui s’estompe en quelques semaines, est typique du phénomène saisonnier. Une chute qui dure, s’aggrave, dégarnit des zones ou s’accompagne de gêne du cuir chevelu justifie un avis médical.