Trouver une poignée de cheveux dans la brosse, voir la raie qui s’élargit, sentir sa queue-de-cheval plus fine : pour beaucoup de femmes, la chute de cheveux est un vrai sujet d’inquiétude, souvent vécu en silence. Avant tout, une chose à savoir : perdre des cheveux est en partie normal, et beaucoup de situations sont temporaires. Mais toutes ne se ressemblent pas. Comprendre pourquoi ses cheveux tombent, c’est déjà reprendre la main. Faisons le point, calmement, sur les causes possibles et les bons gestes.
Perdre des cheveux, jusqu’où c’est normal
Rassurez-vous d’emblée : on perd tous des cheveux chaque jour. Chaque cheveu suit un cycle — croissance, transition, repos — au bout duquel il tombe pour être remplacé. En moyenne, on perd entre 50 et 100 cheveux par jour sans même le remarquer.
Ce qui doit attirer l’attention, ce n’est donc pas de perdre des cheveux, mais d’en perdre nettement plus que d’habitude et de façon durable, ou de constater que la densité globale diminue. La distinction est importante : une chute diffuse et passagère n’a rien à voir avec un affinement progressif installé sur des mois.
Les principales causes de chute de cheveux chez la femme
Les hormones. Les grands bouleversements hormonaux (après un accouchement, à l’arrêt d’une pilule, à la ménopause) peuvent déclencher une chute. L’alopécie dite androgénétique, liée à une sensibilité des follicules à certaines hormones, existe aussi chez la femme et se traduit plutôt par un affinement progressif du sommet du crâne. Selon les données médicales, une part importante des femmes est concernée au cours de la vie.
Le stress et la fatigue. Un choc émotionnel, un surmenage, une période difficile peuvent provoquer, deux à trois mois plus tard, une chute diffuse (l’effluvium télogène). C’est souvent spectaculaire mais réversible une fois la cause passée.
Les carences. Un manque de fer (fréquent chez la femme), de vitamine D, de zinc ou de protéines fragilise la pousse. Les régimes trop restrictifs sont un facteur classique.
La saison. À l’automne, beaucoup de femmes observent une chute plus marquée : c’est la chute saisonnière, naturelle et temporaire, avec un pic entre septembre et novembre.
Les agressions mécaniques et chimiques. Coiffures trop serrées à répétition, colorations et décolorations agressives, excès de chaleur : ils ne « font pas tomber » les cheveux à la racine, mais cassent la fibre, ce qui donne une impression de perte et de densité en berne.
Ce qu’il faut arrêter de croire
« Se laver les cheveux moins souvent freine la chute. » Faux. Les cheveux qu’on voit dans la douche étaient prêts à tomber. Espacer les lavages ne fait que les accumuler, sans rien retenir.
« Il existe un shampoing qui fait repousser les cheveux. » Non. Aucun cosmétique ne fait repousser les cheveux ni ne stoppe une chute : la loi réserve ces promesses aux médicaments, prescrits après diagnostic. Un soin capillaire agit sur l’aspect, la force et la beauté de la fibre, pas sur le cycle biologique.
« C’est forcément héréditaire, je ne peux rien faire. » Beaucoup de chutes sont liées à des causes réversibles (stress, carence, hormones passagères, saison). D’où l’intérêt d’identifier la cause plutôt que de se résigner.
« Les compléments règlent tout. » Ils peuvent aider en cas de carence avérée, mais pris à l’aveugle, ils ne remplacent ni un bilan ni un avis médical.
Les bons gestes au quotidien
1. Traiter ses cheveux tout en douceur. Shampoing doux sans sulfate, eau tiède, démêlage délicat sur cheveux essorés, appareils chauffants avec modération. On limite la casse, qui s’ajoute à toute chute.
2. Prendre soin du cuir chevelu. C’est le terrain d’où repartent les nouveaux cheveux. On le garde propre et apaisé, et on s’accorde quelques minutes de massage du bout des doigts, deux à trois fois par semaine, pour détendre et stimuler la microcirculation.
3. Nourrir les longueurs. Un masque à la kératine et un sérum à l’huile de figue de barbarie ne jouent pas sur le nombre de cheveux, mais densifient l’aspect : des cheveux plus souples, plus forts en surface et moins cassants paraissent plus fournis.
4. Alléger les tensions. On desserre les coiffures, on varie l’emplacement de l’attache, on évite l’élastique serré toujours au même endroit.
5. Soigner son assiette et son sommeil. Fer, protéines, vitamines, repos : les cheveux se construisent aussi de l’intérieur, et le stress bien géré leur fait du bien.
Quand consulter un professionnel
C’est le point le plus important de cet article. Les bons gestes cosmétiques accompagnent, mais ne diagnostiquent rien. Il est recommandé de consulter un médecin ou un dermatologue si la chute dure au-delà de quelques mois, si elle s’aggrave, si vous voyez des zones qui se dégarnissent ou une raie qui s’élargit, si le cuir chevelu est douloureux, rouge ou qui démange, ou si vous soupçonnez une carence ou un déséquilibre hormonal.
Un professionnel pourra faire un bilan (dont, parfois, une prise de sang) pour identifier la cause et proposer une prise en charge adaptée. Consulter tôt, c’est se donner les meilleures chances : n’attendez pas, et ne comptez sur aucun cosmétique pour remplacer cet avis.
Accompagner ses cheveux avec douceur
Pendant qu’on cherche la cause et qu’on applique les bons gestes, on peut faire du bien à ses cheveux au quotidien : les nettoyer sans les agresser, les nourrir, respecter le cuir chevelu. C’est la philosophie du Kit Soin Capillaire EVOLYAcare.
Un trio : le shampoing doux sans sulfate respecte le cuir chevelu ; le masque à la kératine comble la fibre en surface et lisse la cuticule ; le sérum à l’huile de figue de barbarie nourrit les longueurs et les pointes, ravive l’éclat et la brillance. Il n’agit pas sur la chute — c’est le rôle d’un avis médical le cas échéant — mais il aide à limiter la casse et à densifier l’aspect de la chevelure, pour des cheveux qui paraissent plus forts et pleins de vie. Sans paraben, vegan.
FAQ — Chute de cheveux chez la femme
Combien de cheveux par jour est-ce normal de perdre ?
Entre 50 et 100 par jour en moyenne. Ce qui doit alerter, c’est une perte nettement plus importante et durable, ou une densité qui diminue visiblement.
Un shampoing peut-il faire repousser les cheveux d’une femme ?
Non. Aucun cosmétique ne fait repousser les cheveux ni n’arrête une chute : ce sont des allégations réservées aux médicaments, sur avis médical. Un bon soin améliore l’aspect, la force et la beauté de la fibre.
La chute après un accouchement est-elle grave ?
C’est très fréquent et généralement temporaire : liée aux variations hormonales, elle s’estompe le plus souvent en quelques mois. Si elle se prolonge ou vous inquiète, parlez-en à votre médecin.
Faut-il faire une prise de sang ?
Cela peut être utile pour repérer une carence (fer notamment) ou un déséquilibre hormonal. C’est le médecin qui décide de la pertinence d’un bilan et de son contenu.
Le stress fait-il vraiment tomber les cheveux ?
Oui, un stress important ou une grande fatigue peuvent déclencher une chute diffuse, souvent deux à trois mois plus tard. Elle est généralement réversible une fois la cause passée.