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Un pull foncé, un revers d’épaule, et ces petites squames blanches qui trahissent tout : les pellicules ont le don de miner la confiance. On les frotte, on change dix fois de shampoing, elles reviennent. Avant de partir en guerre, il faut comprendre d’où elles viennent vraiment — car la plupart du temps, ce n’est pas une question de propreté. Voici ce qui se passe sur votre cuir chevelu et les bons gestes pour en limiter l’aspect durablement.

D’où viennent vraiment les pellicules

Première idée reçue à balayer : avoir des pellicules ne veut pas dire qu’on a les cheveux sales. Le mécanisme est ailleurs.

Sur le cuir chevelu de tout le monde vit une levure microscopique, la Malassezia. Elle est naturelle et, en temps normal, elle cohabite tranquillement avec le reste de la flore de la peau. Le problème apparaît quand elle prolifère.

Cette levure se nourrit du sébum. Quand le cuir chevelu en produit trop, ou que son équilibre est bousculé, la Malassezia se multiplie et transforme une partie du sébum en substances qui irritent la peau. Le cuir chevelu réagit par une inflammation et accélère son renouvellement : au lieu d’éliminer ses cellules mortes de façon invisible, il les évacue par paquets. Ces amas de cellules, ce sont les pellicules.

Autrement dit, la pellicule est le résultat visible d’un déséquilibre — pas d’un manque d’hygiène.

Pellicules sèches ou grasses : ce n’est pas pareil

Toutes les pellicules ne se ressemblent pas, et savoir les distinguer aide à mieux les gérer.

Les pellicules sèches sont fines, blanches, légères. Elles se détachent facilement et tombent sur les épaules. Elles vont souvent de pair avec un cuir chevelu sec, qui tiraille et démange un peu.

Les pellicules grasses sont plus épaisses, jaunâtres, et ont tendance à coller au cuir chevelu et à la racine des cheveux. Elles s’accompagnent souvent d’un cuir chevelu qui regraisse vite.

Cette distinction compte : un cuir chevelu sec et un cuir chevelu gras n’ont pas les mêmes besoins. Dans les deux cas, pourtant, le maître-mot reste la douceur — l’agression entretient le cercle.

Ce qui favorise leur apparition

Plusieurs facteurs peuvent déséquilibrer le cuir chevelu et donner un coup de pouce aux pellicules. Les reconnaître, c’est déjà agir dessus.

Les shampoings trop agressifs et l’eau calcaire, qui décapent et irritent.

La chaleur et l’humidité (dont l’été), qui favorisent la prolifération de la levure.

Le stress et la fatigue, qui peuvent déséquilibrer la peau, cuir chevelu compris.

Les brushings et appareils chauffants répétés, qui assèchent.

Les changements hormonaux et l’alimentation, qui jouent aussi sur la production de sébum.

Comment limiter les pellicules au quotidien

On ne « guérit » pas les pellicules avec un cosmétique — la Malassezia fait partie de nous et peut revenir. Mais on peut nettement réduire leur apparition avec une routine régulière et douce.

1. Lavez avec un shampoing doux, à l’eau tiède. Un cuir chevelu agressé se défend en se déséquilibrant davantage. On masse du bout des doigts, on rince soigneusement.

2. Ne grattez pas, ne raclez pas. Décoller les squames à la brosse ou aux ongles ne fait qu’entretenir l’irritation. On laisse le cuir chevelu s’apaiser.

3. Espacez la chaleur. Séchoir trop chaud, fer, eau brûlante : autant d’assèchements à limiter, surtout sur cuir chevelu sensible.

4. Nettoyez brosses et taies d’oreiller. Elles accumulent sébum et résidus qui recontaminent des cheveux propres.

5. Soyez régulière. C’est la constance qui paie : une routine douce suivie plusieurs semaines vaut mieux qu’un produit « choc » utilisé une fois.

Pour la partie « lavage doux » de cette routine, le shampoing sans sulfate du Kit Soin Capillaire EVOLYAcare nettoie sans agresser le cuir chevelu ; ses deux autres soins complètent le trio — le masque à la kératine comble la fibre en surface et lisse la cuticule, et le sérum à l’huile de figue de barbarie nourrit les longueurs et les pointes, ravive l’éclat et la brillance. Pour des pellicules installées et tenaces, un shampoing spécifique antipelliculaire — voire un avis dermatologique — reste la référence.

Quand consulter un dermatologue

Des pellicules occasionnelles sont banales et se gèrent très bien à la maison. Mais certains signes méritent un avis médical.

Si les squames sont épaisses et collantes, si le cuir chevelu est très rouge, croûteux, s’il gratte fort ou de façon persistante malgré une routine adaptée, ou si vous constatez une perte de cheveux, prenez rendez-vous. Une dermite séborrhéique marquée, un psoriasis du cuir chevelu ou une autre affection peuvent être en cause, et se prennent en charge efficacement quand elles sont bien identifiées.

FAQ — Pellicules

Les pellicules, est-ce un signe de mauvaise hygiène ?

Non. Elles viennent d’un déséquilibre du cuir chevelu et de la prolifération d’une levure naturelle, pas d’un manque de lavage. On peut avoir des pellicules avec des cheveux très propres.

Laver ses cheveux plus souvent fait-il partir les pellicules ?

Pas si le shampoing est agressif : décaper irrite et peut entretenir le problème. Un lavage doux et régulier est plus utile que des lavages fréquents et décapants.

Les pellicules sont-elles contagieuses ?

Non, absolument pas. La levure en cause est présente naturellement sur le cuir chevelu de chacun.

Un shampoing doux suffit-il contre les pellicules ?

Il aide à respecter l’équilibre du cuir chevelu au quotidien. Pour des pellicules installées, un shampoing antipelliculaire spécifique, en cure, est souvent nécessaire.

Pourquoi ai-je plus de pellicules en hiver, ou après l’été ?

Les changements de saison, le froid sec comme la chaleur humide, bousculent l’équilibre du cuir chevelu et peuvent favoriser leur retour.

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